La consultation chirurgicale en orthopédie n’est pas une consultation de médecine générale.
Elle a un objectif précis : analyser un problème ciblé de l’appareil locomoteur afin de poser un diagnostic, proposer un traitement et, si besoin, envisager une prise en charge chirurgicale.
Pour qu’elle soit efficace, il est essentiel que le patient arrive avec une idée claire du motif principal de sa venue.
Les anciens comptes rendus opératoires doivent être disponibles; les images des examens radiologiques doivent être directement visualisables (code d’accès en ligne, cd-rom).

Une consultation orientée sur un problème précis
En orthopédie, on ne réalise pas un « bilan général de santé ».
La consultation ne vise pas à explorer une altération globale de l’état général, mais à comprendre un problème mécanique ou fonctionnel bien défini.
Le patient doit donc, dès le début, pouvoir formuler clairement ce qui motive sa consultation, par exemple :
- douleur d’une articulation (hanche, genou, épaule, cheville, poignet…),
- perte de mobilité ou de force,
- instabilité ou blocage articulaire,
- conséquences d’un traumatisme,
- douleurs persistantes après une chirurgie déjà réalisée,
- gêne fonctionnelle dans le sport, le travail ou la vie quotidienne.
Cette précision initiale permet de gagner du temps et d’orienter immédiatement l’examen dans la bonne direction.
L’interrogatoire : comprendre votre plainte
La consultation commence toujours par un échange détaillé.
Le chirurgien vous interroge sur :
- l’origine du problème : traumatisme, usure progressive, geste sportif, accident, chirurgie antérieure,
- l’évolution des symptômes : brutale ou progressive, stable ou aggravée,
- le type de douleur : mécanique, inflammatoire, nocturne, à l’effort,
- l’impact sur votre quotidien : marche, escaliers, sport, travail, sommeil,
- les traitements déjà essayés : médicaments, rééducation, infiltrations, chirurgie.
Plus votre description est précise, plus le diagnostic pourra être rapide et fiable.
L’examen clinique : observer, tester, comparer
Après l’interrogatoire, le chirurgien réalise un examen physique ciblé :
- inspection : posture, démarche, déformation éventuelle,
- palpation : zones douloureuses, inflammation, chaleur,
- tests de mobilité, de stabilité et de force,
- comparaison avec le côté sain.
Cet examen est toujours guidé par le motif principal de consultation.
On ne teste pas « tout le corps », mais ce qui est en lien avec votre plainte.
L’analyse des examens complémentaires
Le chirurgien s’appuie ensuite sur les examens disponibles :
- radiographies,
- IRM, scanner, échographie,
- comptes rendus opératoires en cas de chirurgie antérieure,
- bilans de rééducation ou comptes rendus de spécialistes.
Si nécessaire, de nouveaux examens peuvent être prescrits pour affiner le diagnostic.
Bien préparer sa consultation
Pour que la consultation soit utile, il est recommandé de :
- réfléchir à l’avance à votre problème principal,
- apporter vos examens récents,
- préparer la liste de vos traitements et chirurgies passées,
- penser à décrire ce que vous ne pouvez plus faire à cause de votre problème.
