PARCOURS PATIENT

Suites de soins après une chirurgie orthopédique

Consultez les informations détaillées en ouvrant les sections ci-dessous.

Informations essentielles

Après une chirurgie orthopédique, la période postopératoire est essentielle pour favoriser une bonne cicatrisation, limiter la douleur et retrouver la meilleure fonction possible.
Elle repose sur plusieurs piliers : soins locaux, traitement de la douleur, glace, rééducation et surveillance.

Les soins de pansement

Après l’intervention, la cicatrice est protégée par un pansement.

  • Le premier pansement est souvent réalisé à l’hôpital
  • Les suivants sont faits par un infirmier ou une infirmière, à domicile ou en cabinet

Les soins consistent à :

  • retirer le pansement précédent de façon stérile
  • nettoyer la plaie
  • vérifier l’absence d’infection
  • remettre un pansement propre

La fréquence dépend du type de chirurgie et de la cicatrisation.
Il est important de garder la plaie propre et sèche entre deux soins.

La fréquence, la durée et le type de pansements sont précisés sur les ordonnances postopératoire.

Le traitement de la douleur

La douleur est normale après une chirurgie orthopédique.
Elle est prise en charge par :

  • antalgiques simples (paracétamol, nefopam)
  • anti-inflammatoires si autorisés
  • parfois antalgiques plus forts sur une courte durée

Le but est de permettre :

  • le confort au repos
  • la mobilisation précoce
  • la participation efficace à la rééducation

Il faut respecter les doses prescrites et signaler toute douleur mal contrôlée.

Le glaçage

Le froid est un allié important après chirurgie.

Le glaçage permet de :

  • diminuer la douleur
  • limiter l’inflammation
  • réduire le gonflement

Il est conseillé de :

  • appliquer de la glace ou une poche froide 15 à 20 minutes
  • plusieurs fois par jour
  • en protégeant la peau par un tissu
La rééducation

Il s’agit essentiellement d’une autorééducation, encadrée par des séances de rééducation.

Elle débute parfois très tôt après l’intervention et est adaptée à chaque type de chirurgie.
Elle peut comprendre :

  • mobilisation douce
  • travail de la force
  • récupération de l’amplitude articulaire
  • réapprentissage des gestes du quotidien

Elle est réalisée avec un kinésithérapeute, complétée par des exercices à faire chez soi.

La régularité est essentielle pour obtenir un bon résultat.

Surveillance d’un membre plâtré ou immobilisé

Si un plâtre ou une attelle est nécessaire, une surveillance attentive est indispensable.

Il faut consulter en urgence en cas de :

  • douleur intense et croissante malgré les antalgiques
  • changement de couleur (bleu, pâle)
  • sensation de froid ou de fourmillements
  • perte de sensibilité ou de mobilité
  • odeur anormale ou écoulement sous le plâtre

Il est conseillé de :

  • surélever le membre les premiers jours
  • mobiliser les articulations libres
  • ne jamais mouiller le plâtre

Les consignes sont les mêmes en cas de port d’une résine.

L’oedeme des extrémités est fréquent, l’hématome lié à la chirurgie ou la fracture ayant tendance à diffuser.

Comprendre mes antalgiques après l’intervention

Sélectionnez un médicament ou une famille pour afficher les prises adultes habituellement rencontrées, les principales contre-indications, précautions et interactions.

Votre ordonnance reste la seule référence. Ne commencez, n’associez, n’augmentez et n’arrêtez aucun antalgique sur la seule base de cet outil. Les doses dépendent notamment du poids, de l’âge, du foie, des reins et des autres traitements.

Paracétamol

Doliprane, Dafalgan, Efferalgan et génériques — vérifier la substance active sur chaque boîte.

Prise adulte habituellement rencontrée

500 à 1 000 mg par prise, espacées d’au moins 4 à 6 heures. En pratique courante, ne pas dépasser 3 000 mg par 24 heures sans consigne médicale explicite.

Ne pas prendre ou demander un avis avant

  • Maladie sévère du foie ou allergie au paracétamol.
  • Poids inférieur à 50 kg, dénutrition, déshydratation, alcool régulier, maladie du foie ou rein fragile : dose souvent réduite.

Interactions et pièges

  • De nombreux médicaments contre le rhume ou associés à la codéine/tramadol contiennent déjà du paracétamol.
  • Traitement anticoagulant antivitamine K : surveillance parfois nécessaire lors de prises répétées à forte dose.

À retenir

Additionnez toujours tout le paracétamol pris dans la journée, quelle que soit la marque. Un surdosage peut léser gravement le foie même si vous vous sentez bien.

Urgence : appelez le 15 ou le 112Si une personne sous opioïde est très difficile à réveiller, respire lentement ou irrégulièrement, présente des lèvres bleutées, une confusion extrême ou une perte de connaissance. Ne la laissez pas seule.

Informations générales pour l’adulte, fondées sur les résumés des caractéristiques des médicaments et les recommandations françaises. Les listes d’interactions ne sont pas exhaustives : demandez au pharmacien de contrôler l’ensemble de votre traitement.