Ressources · prise en charge de la douleur

Antalgiques en chirurgie orthopédique

Tableau pratique des principaux médicaments utilisés contre la douleur, avec leurs précautions, interactions et éléments de surveillance.

Une approche multimodalePlusieurs mécanismes antalgiques peuvent être associés afin d’améliorer le soulagement tout en limitant les opioïdes.
La dose minimale efficaceLa durée doit être la plus courte possible, particulièrement pour les AINS et les opioïdes.
Réévaluer la douleurUne douleur qui augmente brutalement ou résiste au traitement peut révéler une complication et nécessite un avis.

Tableau interactif

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AntalgiqueFamilleVoieContexteSchémas adultes indicatifs — selon voie et contexteContre-indications / précautionsInteractions importantesÉléments à surveillerEffets indésirablesComplément

Repères adultes uniquement : les présentations et les concentrations diffèrent. L’ordonnance et la notice de la spécialité délivrée priment toujours. En cas de somnolence profonde, respiration lente, difficulté à réveiller une personne, confusion majeure ou prise excessive : appelez le 15 ou le 112.

Surveillance pratique pendant le traitement
  • Chaque jour : évaluer douleur au repos et au mouvement, efficacité, prises réellement effectuées, vigilance, nausées et transit. Vérifier les doublons de paracétamol et d’opioïdes.
  • AINS : surveiller douleurs gastriques, selles noires, urines, œdèmes et tension. Créatinine/kaliémie selon terrain, notamment chez le sujet âgé, déshydraté ou sous diurétique/IEC/ARA2. Une fièvre ou douleur qui s’aggrave impose une réévaluation.
  • Opioïdes : attention particulière au début et après augmentation : somnolence, respiration lente, confusion, chute. À l’hôpital, surveillance respiratoire protocolisée ; à domicile, informer l’entourage. Prévenir la constipation et prévoir la durée et la diminution du traitement avec le médecin.
  • Néfopam : surveiller pouls, sueurs, troubles urinaires, confusion et efficacité. Comprimés et ampoules ne sont pas interchangeables. Ne pas remplacer brutalement un opioïde chez une personne dépendante.
  • Biologie : pas de prise de sang systématique pour tous les antalgiques ; examens ciblés selon le médicament et les fonctions rénale/hépatique, les interactions et la durée.
  • Conduite : ne pas conduire en cas de somnolence, vertiges ou vigilance altérée ; les contraintes liées à l’opération s’ajoutent à celles du médicament. Pas d’alcool avec les traitements sédatifs.
Quand demander de l’aide ?
  • 15 ou 112 : personne difficile à réveiller, respiration lente ou irrégulière, lèvres bleutées, malaise important ou réaction allergique avec gêne respiratoire.
  • Surdose de paracétamol : contacter immédiatement le centre antipoison ou le 15, même sans symptôme ; ne pas attendre une douleur du foie.
  • Avis urgent : selles noires, vomissement sanglant, éruption avec cloques, rétention d’urine, confusion ou convulsion. Agitation avec fièvre, tremblements et diarrhée sous tramadol/traitement sérotoninergique : évaluation immédiate.
  • Réévaluation : douleur qui augmente malgré l’ordonnance, besoin de prolonger un opioïde, effets indésirables gênants. Ne pas augmenter seul les doses.
Sources médicales et date de vérification

Vérification documentaire le 17 septembre 2026. Références : RCP (rubriques 4.2 à 4.8), autorités de santé et recommandations professionnelles. Ces données ne remplacent pas une prescription personnalisée. Les contre-indications, excipients et adaptations complètes doivent être vérifiés dans le RCP de la spécialité délivrée.