Alpes chirurgie

Nutrition périopératoire

Nutrition : préparer son organisme avant l’intervention

Repérer un risque de dénutrition

  • Une alimentation suffisante contribue à préserver les muscles et à la cicatrisation. La dénutrition peut aussi concerner une personne en surpoids.
  • Signalez une perte de poids involontaire, une diminution de l’appétit, des repas régulièrement inachevés, des difficultés à mâcher ou à avaler. Une perte de force ou une fatigue inhabituelle méritent également d’être signalées.
  • Le médecin évalue le poids et son évolution, les apports alimentaires, la masse musculaire et les maladies associées. Une prise en charge par un diététicien peut être organisée. Une albumine basse ne suffit pas, à elle seule, à diagnostiquer une dénutrition.

Conseils pratiques avant la chirurgie

  • Conservez des repas réguliers, variés et suffisamment énergétiques. Évitez un régime amaigrissant strict à l’approche de l’opération sans accompagnement médical.
  • Prévoyez une source de protéines aux repas : œufs, poisson, viande, produits laitiers ou légumes secs selon vos habitudes. Associez féculents, fruits et légumes, et matières grasses en quantités adaptées.
  • Si l’appétit est faible, fractionnez les repas et enrichissez les préparations. Des compléments nutritionnels oraux peuvent être prescrits ; ils complètent généralement l’alimentation, sans remplacer systématiquement les repas.
  • Adaptez ces conseils avec l’équipe en cas de diabète, d’insuffisance rénale ou cardiaque, de restriction hydrique, d’allergie ou de difficultés de déglutition. Les besoins ne sont pas identiques pour tous.
  • Ne commencez pas seul du fer, des vitamines à forte dose ou des compléments protéinés. Les carences et une éventuelle anémie sont recherchées et corrigées selon votre situation.
Nutrition : jeûne, reprise alimentaire et retour à domicile

Autour de l’anesthésie

  • Respectez les horaires de jeûne écrits remis par l’équipe d’anesthésie pour les aliments et les boissons. Ne prolongez pas le jeûne de votre propre initiative. En cas de doute, contactez le service.
  • Les boissons glucidiques préopératoires ne conviennent pas à toutes les situations : n’en prenez que si elles font partie du protocole prescrit. Signalez vos traitements du diabète et ne les modifiez pas seul.
  • Après l’opération, boire et manger sont repris dès que l’équipe l’autorise, selon votre état, l’anesthésie et l’intervention. Signalez les nausées, vomissements ou difficultés à avaler.

Favoriser la récupération

  • Maintenez une alimentation suffisante et des apports protéiques réguliers, même si vous bougez moins. De petits repas et des collations peuvent être plus faciles à prendre.
  • Buvez régulièrement selon les consignes reçues, en tenant compte d’une éventuelle restriction médicale. Fruits, légumes et fibres, avec une hydratation adaptée, peuvent aider le transit ; parlez de la constipation liée aux antalgiques à l’équipe.
  • Anticipez les courses, la préparation des repas et, si nécessaire, une aide ou un portage de repas. Installez les aliments et ustensiles à portée de main si les déplacements sont difficiles.
  • Associez l’alimentation à la mobilisation et à la rééducation autorisées : elles participent au maintien de la force musculaire.
  • Demandez un avis si l’alimentation reste très réduite, si vous continuez à perdre du poids ou en cas de vomissements répétés. Une impossibilité de boire, un malaise ou des signes de déshydratation nécessitent un avis médical rapide.