
Information importante : ces repères sont généraux. Le médecin prescripteur et le radiologue adaptent l’indication et le protocole à votre situation. Les consignes du centre d’imagerie priment.
Préparer son examen
À apporter et à signaler
- Ordonnance, anciens comptes rendus et images, liste des traitements, carte d’implant et analyses demandées. Précisez le côté douloureux, les opérations antérieures et la question posée par le médecin.
- Informez le centre d’une grossesse possible, d’une maladie rénale, d’une réaction passée à un produit injecté, d’un dispositif implanté ou d’une difficulté à vous déplacer.
- Le jeûne n’est pas systématique. Suivez les instructions du service, notamment en cas de sédation ; n’arrêtez aucun médicament sans consigne.
Bien comprendre le résultat
- Les examens sont complémentaires. Le plus sophistiqué n’est pas forcément le plus utile. Le choix dépend de l’examen clinique et de ce que l’on recherche.
- Une anomalie visible peut être ancienne ou sans rapport avec les symptômes. Le compte rendu doit être interprété avec votre médecin.
Radiographies
Structures explorées
- Les os : fracture, déplacement, consolidation, déformation et certaines lésions osseuses.
- Les articulations : alignement, luxation et signes indirects d’arthrose. Le cartilage n’est pas directement visible ; on apprécie notamment l’espace entre les os.
- Après une opération : position d’une prothèse, d’une plaque ou d’un clou, et évolution de la consolidation.
Déroulement
- Vous êtes debout, assis ou allongé selon la région. Les objets gênants sont retirés.
- Plusieurs vues sont souvent nécessaires : face, profil et parfois incidences complémentaires. Restez immobile quelques secondes par cliché.
- L’examen dure habituellement quelques minutes, sans injection ni jeûne pour une radiographie osseuse standard.
Particularités et limites
- Des clichés en charge, debout, peuvent être demandés pour analyser les axes et l’usure articulaire, uniquement si l’appui est autorisé.
- Une radiographie initiale normale n’exclut pas toutes les fractures, notamment non déplacées ou de fatigue. Une douleur persistante peut justifier un contrôle ou un autre examen.
- Les tendons, ligaments et ménisques sont mal analysés par les radiographies.
Précautions et contre-indications
- Les rayons X impliquent une exposition adaptée à la zone et à l’âge. Éviter les examens inutiles en apportant les précédents.
- Signalez une grossesse possible. Ce n’est pas une interdiction absolue : le radiologue juge l’utilité, la zone exposée et les alternatives.
- Prévenez l’équipe si la position est douloureuse ; ne forcez pas une articulation traumatisée.
Scanner (tomodensitométrie)
Structures explorées
- Analyse fine de l’os : fractures complexes, fragments articulaires, bassin, rachis et petites fractures parfois difficiles à voir en radiographie.
- Bilan d’un défaut de consolidation, d’une perte osseuse ou de la position du matériel ; préparation d’une chirurgie avec reconstructions en plusieurs plans, parfois en 3D.
Déroulement
- Allongé sur une table, vous passez dans un anneau court. L’acquisition est rapide ; l’installation et les contrôles prennent plus de temps.
- Un scanner de fracture est souvent réalisé sans injection. Un produit iodé intraveineux peut être nécessaire selon la pathologie recherchée : infection, masse ou complication vasculaire.
Particularités et limites
- Très performant pour la corticale osseuse. L’IRM est souvent plus informative pour la moelle osseuse, les ligaments et les tissus mous.
- Utilise des rayons X. La dose varie selon la région et le protocole. Le métal peut dégrader les images malgré les techniques de réduction des artéfacts.
Précautions et contre-indications
- Signalez grossesse possible, antécédent de réaction à un produit de contraste, maladie rénale et maladie thyroïdienne si une injection est prévue.
- Une insuffisance rénale ne contre-indique pas le scanner sans injection. Avec injection, la décision et les éventuelles analyses sont individualisées.
- Ne cessez aucun traitement de vous-même, notamment la metformine. Le jeûne dépend du protocole : suivez la convocation.
Angioscanner
Structures explorées
- Les vaisseaux sanguins, surtout les artères dans le bilan d’un traumatisme d’un membre : obstruction, lésion de paroi, saignement actif ou faux anévrisme.
- Les rapports entre vaisseaux, fragments osseux et matériel chirurgical ; certains bilans avant reconstruction.
Déroulement
- Un cathéter est posé dans une veine. L’injection iodée est synchronisée avec le scanner pour visualiser le passage du sang.
- Une sensation brève de chaleur ou un goût inhabituel sont possibles. Signalez aussitôt une douleur au point d’injection, un malaise ou une gêne respiratoire.
Particularités et limites
- Ce n’est pas une artériographie par cathétérisme artériel : la ponction est généralement veineuse. L’examen est diagnostique, sans traitement du vaisseau dans le même temps.
- L’écho-Doppler ou l’angio-IRM peuvent être des alternatives selon l’urgence et la zone. Le Doppler veineux est l’examen habituel de première intention pour rechercher une phlébite d’un membre.
Précautions et contre-indications
- Même exposition aux rayons X et mêmes précautions pour l’iode que pour un scanner injecté. Une réaction sévère antérieure, une atteinte rénale aiguë ou une hyperthyroïdie manifeste nécessitent une évaluation spécifique.
- En urgence vasculaire, le bénéfice peut justifier l’examen malgré certains risques. Un membre soudain froid, pâle, insensible ou très douloureux impose une prise en charge urgente, sans attendre un rendez-vous d’imagerie.
Arthroscanner
Structures explorées
- Le cartilage articulaire et certaines lésions intra-articulaires : ménisques, bourrelet (labrum), ligaments selon l’articulation, corps étrangers articulaires.
- À l’épaule, il peut préciser certaines ruptures de la coiffe des rotateurs. Le choix par rapport à l’IRM dépend de la question clinique.
Déroulement
- Après désinfection et, habituellement, anesthésie locale, le radiologue introduit une fine aiguille dans l’articulation sous guidage.
- Une petite quantité de produit iodé est injectée dans l’articulation, puis le scanner est réalisé. Cette injection diffère d’une injection dans une veine.
Particularités et limites
- Examen irradiant et invasif, contrairement à une échographie simple. Ce n’est pas une arthroscopie chirurgicale.
- Une gêne ou une tension articulaire transitoire est possible. Respectez les consignes de repos relatif et de reprise données par le centre ; prévoyez un accompagnement si demandé.
Précautions et contre-indications
- Infection cutanée sur le trajet de ponction ou suspicion d’infection articulaire : prévenir le centre, le programme doit être réévalué. Signalez aussi fièvre et antibiothérapie récente.
- Signalez anticoagulants, antiagrégants, trouble de coagulation et réaction antérieure au contraste ou à l’anesthésique. N’interrompez jamais seul un traitement.
- Grossesse possible : évaluation préalable. Après la ponction, une articulation de plus en plus douloureuse, rouge, chaude ou gonflée, ou une fièvre, justifie un avis médical rapide.
Échographie musculo-squelettique
Structures explorées
- Tendons et muscles : tendinopathie, rupture, désinsertion ou hématome.
- Bourses, épanchements articulaires, kystes et certains nerfs ou ligaments superficiels. Le Doppler complète l’étude de la vascularisation.
Déroulement
- Du gel est appliqué sur la peau. Une sonde est déplacée sur la région à examiner ; une pression peut être sensible sur une zone douloureuse.
- Le médecin peut demander des mouvements et comparer les deux côtés. Comptez souvent 10 à 20 minutes. Pas de jeûne habituel pour une échographie d’un membre.
Particularités et limites
- Sans rayons X, avec observation en temps réel : utile pour un tendon qui se déplace anormalement ou une douleur déclenchée par un mouvement.
- La qualité dépend de l’accès à la structure et de l’examen réalisé. L’intérieur de l’os, les ligaments croisés et une partie des structures articulaires profondes ne sont pas correctement explorés.
- Peut guider une ponction ou une infiltration, qui constituent alors un geste distinct avec ses propres risques et précautions.
Précautions et contre-indications
- Pas de contre-indication habituelle à l’échographie diagnostique externe, y compris pendant la grossesse ou avec un pacemaker.
- Signalez une plaie, un pansement, une douleur importante ou une allergie au gel. Les anticoagulants ne nécessitent pas d’arrêt pour une simple échographie sans ponction.
IRM (imagerie par résonance magnétique)
Structures explorées
- Ligaments, ménisques, cartilage, tendons, muscles et nerfs ; au rachis, disques, moelle épinière et racines nerveuses.
- Moelle osseuse : œdème, fracture occulte ou de fatigue, ostéonécrose ; certaines infections et tumeurs.
Déroulement
- Vous êtes allongé, avec une antenne placée autour de la zone, dans un appareil utilisant un champ magnétique. Il faut rester immobile, souvent 20 à 40 minutes.
- L’appareil est bruyant : une protection auditive est fournie. Vous gardez un contact avec l’équipe et disposez d’un moyen d’appel.
- La plupart des bilans ligamentaires ou méniscaux ne nécessitent pas d’injection. Le gadolinium intraveineux est réservé à certaines indications. L’arthro-IRM avec ponction articulaire est un autre protocole.
Particularités et limites
- Sans rayons X. Très bonne analyse des tissus mous et de la moelle osseuse, mais ne remplace pas systématiquement la radiographie ou le scanner.
- Mouvements et matériel métallique peuvent gêner l’interprétation. Une prothèse ou une plaque ne constitue pas automatiquement une contre-indication.
Précautions et contre-indications
- Le questionnaire de sécurité est indispensable : pacemaker, défibrillateur, implant cochléaire, neurostimulateur, pompe et tout implant ou éclat métallique, notamment oculaire. Apportez la carte ou la référence du dispositif.
- Un dispositif incompatible interdit l’examen dans ces conditions. Certains implants sont compatibles sous conditions, uniquement après vérification et protocole adapté. Ne présumez jamais de leur compatibilité.
- Signalez claustrophobie et difficulté à rester allongé. Si un sédatif est prescrit, organisez un accompagnement et ne conduisez pas selon les consignes reçues.
- Grossesse possible, insuffisance rénale ou réaction antérieure au gadolinium : prévenir l’équipe. Une IRM sans injection peut être indiquée pendant la grossesse ; le gadolinium est généralement évité, sauf nécessité évaluée par le médecin.
Produits de contraste : points de vigilance
Avant une injection
- Signalez précisément le produit ayant déjà provoqué une réaction et les symptômes observés. Une allergie aux fruits de mer ne signifie pas, à elle seule, une allergie au contraste iodé.
- La créatinine et le débit de filtration rénale sont contrôlés lorsque le terrain le justifie. Le risque dépend du produit, de la voie, de la fonction rénale et de l’urgence.
- Les consignes pour la metformine ne sont pas les mêmes pour tous les patients. L’équipe décide d’une éventuelle interruption et des contrôles nécessaires.
Après une injection
- Une réaction d’hypersensibilité, parfois sévère, ou une fuite du produit hors de la veine sont possibles. Signalez immédiatement gêne respiratoire, gonflement du visage, malaise ou douleur importante au point d’injection. À domicile, appelez le 15 ou le 112 en cas de réaction grave.
- Une éruption cutanée peut survenir plus tard : contactez un professionnel et précisez l’examen effectué.
- Buvez normalement, sauf restriction médicale ; une hydratation spécifique ne se décide pas seul. L’arrêt de l’allaitement n’est pas systématique : demandez une consigne adaptée au produit utilisé.
